La démarche du GEGF

Le GEGF, au travers de ses golfs membres, est engagé depuis plus de 10 ans dans une démarche environnementale afin d’améliorer chaque jour la qualité naturelle de l’environnement du golf, en améliorant sa Biodiversité, en diminuant la consommation d’eau d’arrosage ainsi que l’usage des engrais chimiques et des produits phytosanitaires.

D’énormes progrès ont déjà été faits ces dernières années dans ces domaines, comme le démontrent les différentes études réalisées sur les terrains de golf.

Le GEGF est à l’écoute de toutes les démarches vertueuses susceptibles de promouvoir une image positive du golf, et met en place une cellule d’information à destination de tous les golfs commerciaux pour les aider à résoudre les difficultés qu’ils peuvent rencontrer dans l’application des réglementations de plus en plus nombreuses et contraignantes.

Enfin le GEGF travaille actuellement à la mise en place d’une liste d’experts susceptibles de répondre aux demandes techniques liées à l’Environnement. Les golfs adhérents sont sollicités pour signaler les experts reconnus pour leur compétence dans chaque région.

Une page Golf et Environnement de ce site présentera régulièrement les « news » du mois.

Bien géré, un golf protège et dépollue l’environnement

Tout golfeur, tout intendant de terrain (greenkeeper = gardien de green), tout directeur de golf, tout architecte de golf est convaincu depuis longtemps que le golf, non seulement n’est pas un pollueur, mais bien au contraire un véritable protecteur de l’environnement.

La démonstration scientifique que le golf ne pollue pas.

Pour la première fois en France, il a été prouvé scientifiquement que, non seulement le golf ne pollue pas, mais contribue à dépolluer l’environnement.
Pendant 3 ans sur le Golf de Toulouse La Ramée, le green-keeper Fabien Salles et le laboratoire de recherche de la FREDEC – Midi Pyrénées – avec Carole Doubrère – ont mené des recherches qui ont démontré le caractère non polluant du golf (1).

Cette étude a été menée sur les greens qui représentent les surfaces les plus sollicitées par les joueurs et qui nécessitent l’utilisation du plus grand nombre de produits phytosanitaires.

Couvrant une surface d’environ 10.000 m2 pour une surface globale de 50 hectares pour un parcours de 18 trous, les greens représentent seulement 2% de la surface d’un golf.

Cette étude financée par l’Agence de l’Eau Adour-Garonne, le SRPV, et le Ministère de l’Environnement et de l’Agriculture, met en évidence que, sur 19 matières actives de produits phytosanitaires recherchées dans les eaux de sortie de drainage des greens, 16 matières actives ne sont pas retrouvées et seulement trois sont détectées et ce, à des doses négligeables.

Il faut préciser que les tests ont été effectués pendant trois ans dans des conditions extrêmes d’utilisation : surdosage des produits, arrosages intensifs afin d’obtenir des résidus d’eaux de drainage suffisants pour effectuer des analyses.

Cela signifie que ces eaux supposées être les plus porteuses de résidus de matière active, sont en réalité des eaux brutes d’excellente qualité.

Le golf ne pollue pas ! Un certain nombre de parcours de golf sont d’ailleurs établis sur des zones de captage des eaux potables de villes comme Chalon-sur-Saône, Lyon, Vittel, Evian.

Tous les contrôles effectués régulièrement confirment la pureté des eaux.

(1) Etude sur l’impact des résidus de matières actives utilisés sur les greens dans les eaux de drainage – Toulouse La Ramée.
Téléchargement : Etude Fredec : Octobre 2006

Un terrain de golf s’avère être un véritable dépollueur de l’environnement.

Un parcours de golf d’une surface moyenne de 50 hectares comprend différentes types de couverture du sol :

  • Surface imperméable : bâtiments, parkings : environ 1 ha
  • Surface de gazon entretenu (dont 1 ha de greens) : environ 20 ha
  • Surface de prairies naturelles : environ 20 ha
  • Surface de plans d’eau, bois, espaces naturels : environ 9 ha

Les golfs en France (soit l’équivalent de 500 parcours de 18 trous) couvrent une surface globale estimée à 25.000 hectares.

Toutes les surfaces enherbées agissent comme un filtre naturel et réduisent la pollution en purifiant l’eau ; en particulier, elles piègent les nitrates et dégradent les produits phytosanitaires de façon naturelle.

A telle enseigne que les expériences menées par les agriculteurs de la région de Toulouse ont amené le gouvernement à imposer aux agriculteurs de semer des bandes enherbées d’une dizaine de mètres de largeur le long des cours d’eau afin précisément de piéger les nitrates et éviter qu’ils polluent les cours d’eau.

Par ailleurs, les gazons, les surfaces enherbées et les arbres absorbent le gaz carbonique et sont d’excellents producteurs d’oxygène grâce au processus de photosynthèse.

Un hectare de gazon absorbe le gaz carbonique (CO²) produit par 30 voitures. Les golfs français absorbent ainsi le CO² produit par 750.000 voitures.

Des études ont montré qu’un golf de 50 hectares produit l’oxygène nécessaire à une ville de 8.000 à 12.000 habitants, suivant la façon dont le gazon est entretenu.

Sur cette base, les golfs situés en France produisent l’oxygène pour une population d’environ 5 MILLIONS d’habitants soit 8% de la population française !

(2) Etude
Téléchargement :

La Charte de l’eau – 2006

La consommation d’eau d’arrosage des parcours nécessite une vigilance particulière.

C’était l’objet de la charte signée en 2006 entre les gestionnaires de golf commerciaux et associatifs, la FFGOLF, le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable et le Ministère de la Jeunesse et des Sports, au terme de laquelle les golfs s’engageaient à diminuer leur consommation d’eau de 30%.

Certains golfs avaient déjà anticipé cet engagement en investissant dans des systèmes d’arrosage plus performant qui permettent de mieux contrôler l’apport d’eau nécessaire, arroseur par arroseur. Un logiciel très performant, associé à une station météo, permet d’intégrer journellement de nombreux paramètres et variables comme la pluviométrie, la température, le vent, la structure du sol, l’ensoleillement.

Par exemple, en 2007, la consommation d’eau du Golf de Digne a diminué de plus de 30 % par rapport à 2004 alors que la pluviométrie de 2007 était nettement inférieure à celle de 2004, suggérant, à pluviométrie égale, une économie de plus de 40% de l’eau d’arrosage.

Les réductions de consommation d’eau pour les golfs sont au cœur des préoccupations des dirigeants et intendants de golf : Pour preuve, la Charte signée par les opérateurs, unique en son genre.

(3) Charte de l’eau – 2006
Téléchargement : Charte de l’eau 2006

De nombreuses expériences et recherches sont menées partout en Europe et dans le monde pour diminuer la consommation d’eau potable et non-potable.

  • Utilisation d’eau de retraitement de station d’épuration (Oléron, Royan, Pornic) ainsi que le développement de station de nouvelle génération (Ste Maxime)
  • Utilisation d’eau de mer grâce à des graminées qui supportent un fort taux de salinité
  • Utilisation de nouvelles graminées qui nécessitent 30 à 50 % moins d’eau
  • Utilisation de nouveaux programmes d’arrosage très sophistiqués qui permettent d’apporter, arroseur par arroseur, la juste quantité d’eau nécessaire
  • Utilisation de nouvelles méthodes culturales ou réhabilitation de méthodes ancestrales pour diminuer les besoins en eau de la plante.

La Nouvelle Charte Nationale « Golf et Environnement »

Les signataires de la Charte de 2006 ont prolongé la concertation en y associant le Ministère de l’Agriculture et sont parvenus en juillet 2010 à la signature d’une Nouvelle Charte Nationale, avec pour objectif de poursuivre la démarche en faveur de la préservation de la ressource en eau, du développement durable et de la biodiversité dans les golfs.

Cette charte est entrée en vigueur pour 5 années pourra être reconduite et faire l’objet d’amendements.

(4) Nouvelle Charte Nationale « Golf & Environnement » – 2010
Téléchargement : Nouvelle Charte Golf & Environnement

Le Golf : Un Véritable Eco-Système qu’il faut protéger

La création d’un golf génère la création d’un véritable nouvel Eco-Système qui favorise la naissance d’une flore, d’une faune qui a son propre Biotope mais qui sert aussi à mieux préserver, dans certains cas, des espèces rares protégées dans des Zones Nationales d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF).

C’est aussi une réserve ornithologique qui voit s’installer de nombreuses espèces d’oiseaux.

Ainsi, une étude réalisée sur le Golf National par le Muséum d’Histoire Naturelle a révélé la présence de plus de 800 espèces de Faune et de Flore.

(5) Etude de la Biodiversité du Golf National de Saint-Quentin-en-Yvelines.
Muséum d’Histoire Naturelle
Téléchargement : Plaquette biodiversité

De très nombreux golfs engagés dans cette démarche environnementale devraient être montrés en exemple pour que l’image du golf dans le public soit en adéquation avec la réalité des parcours de golf.

Golf et agriculture

Un golf de 18 trous couvre en moyenne de 50 à 60 hectares de terrain, surface dont plus de la moitié est constituée de prairies et zones naturelles inutilisées par les joueurs, mais qui font partie intégrante du paysage d’un parcours.

Ce sont des prairies, pâturages, vergers, vignes, oliveraies, zones de maraichage, pépinières, jachères fleuries, cultures de lavandes ou plantes médicinales, bois et lacs ou étangs.

De nos jours, la production agricole évolue vers d’autres débouchés que la production alimentaire traditionnelle : biomasse, biocarburant, jachères.

Par ses activités, le golf maintient et développe une population à caractère agricole, rattachée à la Mutualité Sociale Agricole. Ainsi, un golf de 60 hectares situé dans une région céréalière multiplie par 12 sa population agricole (6 emplois plein temps au lieu de 0,5 en activité agricole classique).

Le Golf devrait être considéré comme une activité agricole au même titre que les pépinières ou les centres équestres.

Enfin, le Golf est plébiscité par le monde agricole dans les régions en voie de désertification car il contribue à maintenir et développer une économie agricole et rurale.